Comment les grandes entreprises mondiales peuvent transformer les actions pour le climat

Imaginez si les plus grandes entreprises mondiales s’engageaient à mener une action climatique ambitieuse

Engagements climatiques des entreprises du Fortune Global 500 

Notre étude annuelle s’intéresse à la participation des plus grandes entreprises du monde à l'effort collectif de lutte contre le changement climatique.

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Pour illustrer l’impact potentiel d’une action climatique ambitieuse de la part des plus grandes entreprises mondiales, cette infographie présente les émissions qu’il serait possible de réduire, les conditions de vie qu’il serait possible d’améliorer, les forêts qu'il serait possible de protéger et les arbres qu’il serait possible de planter si les entreprises du classement Fortune Global 500 s’engageaient à investir seulement 1,5 % de leurs bénéfices pour limiter la température mondiale à 1,5 °C.

Jour de la Terre 2023

À l’occasion du Jour de la Terre Earth Day 2023 | Invest in Our Planet, nous avons imaginé un outil pour illustrer l’impact potentiel que pourraient avoir les plus grandes entreprises mondiales si elles investissaient seulement 1,5 % de leurs bénéfices sur le marché volontaire du carbone dans le cadre de l’objectif mondial de 1,5 °C.

Les types de projets carbone proposés sur l’infographie (préservation des forêts, reboisement, cuisson propre et toiture solaire) font tous partie des solutions climatiques mises en place par le Project Drawdown et des principales options d’atténuation du GIEC pour 2030. Si la réduction du carbone interne reste non négociable, les entreprises doivent également soutenir dès aujourd'hui les solutions de transition vers une économie mondiale décarbonée.

Pourquoi 1,5 ?

1,5 °C correspond au seuil de réchauffement planétaire fixé par l’Accord de Paris à partir duquel beaucoup de nos systèmes naturels atteignent un point de basculement dangereux. Si le secteur privé ne pourra pas financer à lui seul ce seuil de 1,5 °C, il peut combler une grande partie du manque d’ambition du secteur public, et il faut dire que le temps presse.

Pour mettre en perspective ce chiffre de 1,5 %, certaines des plus grandes entreprises mondiales dépensent en moyenne 12 % de leurs bénéfices en recherche et développement (R&D), et 27 % pour les frais de vente, les dépenses administratives et les frais généraux. Les grands groupes investissent également 8,7 % de leurs revenus en moyenne dans le marketing, et 8,2% dans les technologies de l’information (IT).

    MÉTHODOLOGIE

    Les données évaluant l’impact s’appuient sur les informations rendues publiques dans les rapports de suivi des projets carbone enregistrés. Pour calculer l’impact total, nous nous sommes basés sur les mesures de l’impact par tonne de carbone pour quatre types de projets : la cuisson propre, les systèmes solaires de toiture, le boisement/reboisement et la préservation des forêts. Nous avons évalué les six types de projets les plus performants, en nous basant sur les dernières publications, pour obtenir l’impact moyen par tonne de carbone de chaque projet – soit 24 projets au total. Cet impact a ensuite été multiplié par un prix spécifique par tonne pour chaque type de projets afin d’obtenir l’impact total. Les équivalents en matière d’impact et de dépenses proviennent de HubSpot, Statista, Our World in Data et EPA.gov.

    Le portefeuille de projets carbone se compose de la manière suivante : 20 % du total des fonds pour la cuisson propre, 20 % pour les systèmes solaires de toiture, 30 % pour le boisement/reboisement, et 30 % pour la préservation des forêts. Le montant total des fonds représente 1,5 % des bénéfices totaux de l’ensemble des entreprises du Fortune Global 500, comprenant la société avec les plus gros bénéfices, celles avec des bénéfices moyens, et excluant toutes les entreprises ayant déclaré des pertes. Les projets sélectionnés ont été analysés avec les données de Project Drawdown pour garantir la viabilité scientifique de ce niveau de financement pour les projets carbone d’un certain type. Par exemple : cuisson propre (cuisson propre et cuisson au biogaz), préservation des forêts (protection des forêts et gestion des forêts par les peuples indigènes), systèmes solaires pour toiture (photovoltaïque solaire distribué et chauffe-eau solaire), boisement/reboisement (plantation d’arbres (sur des terres dégradées), restauration des forêts tropicales, production de bambous, restauration des terres agricoles abandonnées et restauration des forêts tempérées).

    Les données sur les bénéfices se basent sur les informations rendues publiques par les entreprises du Fortune Global 500. Le Fortune Global 500 est un classement annuel des 500 plus grandes entreprises dans le monde en termes de chiffres d’affaires. Les entreprises sont classées selon leur chiffre d’affaires à la fin de leur exercice fiscal respectif se terminant le/ou avant 31 mars 2022. Les revenus et les bénéfices des sociétés qui ne sont pas américaines ont été convertis en dollars U.S. au taux de change moyen au cours de l’année fiscale de chaque entreprise (se terminant le 31 décembre 2021, sauf disposition contraire). Toutes les sociétés figurant sur la liste ont l’obligation de publier leurs bilans financiers et de déclarer tout ou partie de ces chiffres à une agence gouvernementale. Les chiffres sont ceux déclarés et la comparaison est faite avec les chiffres de l’année précédente qui avaient été déclarés cette année-là. Fortune ne reprend pas les chiffres de l’année passée en cas de modification des méthodes comptables.

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